dimanche 29 décembre 2013

Fantaisie




Jette
la
drège
à portée
être
nue
dans
l'absence
j'attends
afférente
au
silence
le
temps
d'un
rêve
volubile
la césure
labile
m'envahir.

Litanie

Seule
au
seuil
du
pas


à
dire
la
lobélie
enivre
je
respire
invincible
l'oubli
de l'avenir.

Privé
de
l'insensé
au
seuil
de l'acmé
l'impudent
joue
aux dés
son
cœur
exilé.



Incorporé


Resserrés
les
corps
s'insèrent


dans
un
espace
clos
se
vouent
à
l'éternité
mimée
par
le
baiser.
Le leurre
savant
des
coups
heurte
sans
le
provoquer
l'esprit
simulé
du
jeu.


Vivre




Tuée
par
des baisers
dévorant
mon
sang
à la fin
je
respire
une
autre
vie.


Être
c'est
debout
les
bras
articulés
aux
mouvements
d'un
corps
devenu
mobile.

Plaisir


Recouverte
de
douceur


palatine
je
m'exonde
Hapax
hylétique
serré


prodigue
de
suavité
qui
décèle
la scissure
des sèmes
de
l'amour.

Pensées

Pensées


Émule
du
savoir


enluminé
d'un
homme
J'ancre
dans
le présent


immobile
une
forme
Stratifiée
des
reflets


pers
de
l'alliage
D'une
soie
orientale
au
solstice
boréal.

Ecrire, bis

Écrire, bis


Au
creux
d'un
poing
lancé
en
vain
au
lointain
dévalent
et
naissent
sous
la
lumière
des plaies
mes
poèmes.


Ivre
d'obscurité
j'évite
la
sourde
alerte
aux
caresses
désertées
lysées
d'empreintes
létales
le
silence
feint.


Recouverte
d'un
corps
congruent
au
périple
prodigue
de
saillies
j'enlise
le
sursis
fragile
du
plaisir.

Albédo

Albédo


Les yeux
noirs
de l'enfant
éteints
de
solitude
s'ouvrent
sur
la page
blanche
du
passé.


L'histoire
qui
s'invente
inaugure
un
présent
porté
telle
une gemme
une
vie
nouvelle.

Perspective

Perspective


Le
mystère
du
violet
sur
l'or
d'une
glaçure
assourdit
la
clarté
coruscante


Un
échange
de
douceur
ponctué
de
flammes
nocturnes
annonce
le
calme
rompu


Vers
me
retourner ?
Mes
pensées
en
allée
parsèment
l'horizon
d'une
lamée.

Baiser d'automne

Baiser d'automne

Entourée
la
langue
étire
un
mot
d'amour
patronyme

L'effet
laminaire
sur
sa lèvre
la
laisse
de
fièvre.

Rêverie

Rêverie



Une note
épuise
le tremblement
vital
en écho
le moi
obscurci
résonne
appel
en abysse
d'un
transfert
sur
la
chair
aurifère.


Pétrifiée
au
thorax
j'exhume
une liesse
dévolue
de
volutes
misaine
étoffée
de
myrte
sur
sa
luisance
maculée.

Saisons

Saisons



A quelle
saison
se
fier ?
La
raison
se
confond
à
l'idée
d'y
penser.


Le
temps
à venir
transperce
le
palais
spéculaire
ouvert
tel
l'ocelle
à
l'imprévisible.

Le corps Composé

Le corps



Dans
l'échange
les corps
se donnent
emportée
par
l'empreinte
la peau
couvre
à
ravir
l'âme
d'un
souffle
enfin
autre.




Composé


Pourquoi
faut-il
se
perdre
dans
la
colature
ascendante
versée
en
initiée
je sens
le
passé
délétère
transperce
tel
un
mentor
orfraie
la
chair
de mes
plaies.

Sans titre

Sans titre



Dans les reflets
du soleil
l'impossibilité
de voir clair
en soi.

D'un souvenir
impérissable
il restera
ce à quoi
tu crois.

La vie surgit
dans l'horizon
construit
où se mélangent
des désirs, des raisons,
désillusions.

Derrière la folie,
le génie,
en creux
dans l'ombre
pour que tu y plonges.

L'aimé



Sur les chemins
je vise
au loin
il s'agrandit
son regard
ahuri
je joins
ma pupille
à
son air
qui
vacille
en
retour
cet
échange
inoubliable
ment.

Naître

Naître



Étalée
la
chair
installe
la
forme
d'un
corps


En
son
ventre
suspendue
je
remue
l'idée
d'être
l'espace
me
devine
matérielle.

Inconsolable

Inconsolable tristesse


Le
cœur
en
forme
de
pleurs
je
suis
transpercée
d'une
illusion
radieuse
demeure
mon
repos


Le
sang
aux
joues
broie
un
silence
pétrifié
derrière
moi
la
misère
d'un
monde
sans
folie


Rivée
au
torse
perforé
l'armure
insigne
de
l'amour
dévie
les
coups
imprévisibles
d'un
silence
devenu
lointain.

L'enfant



La
chair
perdue
d'un
corps
allongé
annonce
l'abandon
délétère
qui
la
dévoile


Être
en
sang
mangée
par
la douleur
retenue
des
cris
corrosifs
de
la peur.

Déclaration

Déclaration


Je pallie le manque
ductile du désir
versé à discrétion
l'ambroisie magnifiée

Épure de l'origine
un sépale sépare
le plaisir d'organe
ligulé de surcroît.

Harmonies

Harmonies


Pérenne
l'étampe
s'étaye
sur
l'image
labiale
une
euphorbe
repose.


La
courbure
lacune
affleure
le
calice
de
l'iris
sessile.


De
son
ubiquité
la
viole
résonne
ceinte
d'ardeurs
dérobées.


Comptine

Comptine


Les petites
marionnettes
se dessinent
un visage
en silhouette
on dirait
que leurs regards
sont vrais
si ce n'était
que l'ivresse
je dirais
que de près
leurs pupilles
sont parfaite
ment dorées
de reflets
est-ce une âme
qui projette
cet effet
de lumière ?

C'est un visage
d'où s'éloigne
une figurine
forteresse
à son air
sans promesse
j'apprivoise
le délai
c'est un paysage
à l'étale
de loin
la lueur
endurcie
de ruines
reste
immobile
c'est l'éternité
qui promet
un horizon
lointain
l'instant
serait-il
insolite ?

Lentement

Lentement


Lentement
le temps
se déplace
on dirait
un ciel
sans étoile
où l'amour
sombre
d'émois
dérisoires
Lentement
mes mots
s'effacent
on dirait
un miroir
sans moi
où s'étale
une histoire
d'espoir
provisoire
Lentement
la buée
en surface
l'image
de profil
ou de face
dévoile
un fond
vertical
en filigrane.

Incandescence

Incandescence



Sous
la
chair
l'opale
membrane
inversée
qui
s'érige
irise
tel
un
pal
le versant
dénudé
de
l'aurore.




Frontière
effilée
en
surface
le
voile
hybride
se délite
découvre
au décours
d'une
anthère
dévolue
la
céphéide
sublimée.




?


D'un
geste
jette
son dévolu
effile
des
plis
de nuit
entre
l'argile
des
cuisses
un parhélie
exhibe
l'ivraie
violine.

Insolite

Insolite



Du ravin
de
l'âme
l'astre
fixe
sème
sans
me
regarder
du
ciel
étoilé.



Au soir
le moment
arrivé
enfin
de baisser
mon regard
se lève
et rougeoie
un soleil
je
te
vois.



De
naître
que
lumière
envahie
de
l'autre
être
enfin
dans
un
ensemble.


Douceur

Douceur


Dressés sur la limite
palière de l'invisible
les baisers se confondent

Une faveur palatine
accorde le climax
à la chair humifère

La torpeur habile
habille l'œil nu
d'une rosée sélénite.

Larmes

Larmes


Comme une flamme de sable
l'espoir perdu dans un silence
fond sur la surface disponible
d'un visage transpercé de larmes.

Chagrin

Chagrin


Sous le baiser
la blessure mortelle
empreinte ouverte
sur le cou arrimée
elle disparaît séparée
dans une absence.

Rémanence

Rémanence


L'éternité
jaspée
irise
telle
une
chrysalide
l'imminence
d'une
saillie



Ouverte
sur
l'imparfait
la
paupière
impavide
se
découvre
outragée



L'image
idéale
s'éboule
sur
le temps
récifal
d'un
moi
périssable.

Le poème

Le poème

La tige
du narcisse
élève
un éclat
de cristal
à mes yeux
irréels
élève élève
amante
des
rivages
élève
son
éclat
à
mes
yeux
malheureux

La tige
du narcisse
transperce
l'aurore
inestimablement
transmet
sa
candeur
plissée
ses leurres
compose
une nouvelle
aube
pétrie
de fleurs
et de
douceur
La tige
du
narcisse
éprise
s'empare
de
mon
sang
de
mon
âme
démunie
de
mes
cris
chérie
mes
tourments
pétris
de
fleurs
et
de
douceur

La tige
du
narcisse
m'emmène
sur
un
sol
stellaire
sur
un soc
un poème.

Ecrire

Écrire


Du haut de l'estran
incertaine j'étreins
l'avenir déferlant

Mon âme de glaise
diaprée
résiste à la falaise

La houle abrasive emporte
l'orbe de mes jours
vers le temps résilient
de la poésie ardente.

Solitude

Solitude



Le sourire nématique d'une Dryade
accueille la dormance viscérale
de mon sang
ses atours excellent dans les mues sémillantes
suivant une ligne saillante.

Pétrie par le souffle
l'effigie pose et attend
le trouble d'un regard
sur sa porosité buccale.

L'horizon adouci s'estompe
ne plus attendre
l'œil transpercé ouvre
une solitude tellurique.

Incise

Incise



Citérieur
à
l'effigie
esseulée
de
pudeur
le
ciseleur
ouvre
d'un
geste
liminaire
le
noir
de
ses cheveux
tressés
d'un
bistre
solaire


Arrimée
à
l'empreinte
tactile
la
hampe
de
sa
douceur
en
métal
repoussé
soulève
sans
la
déchirer
la
pointe
d'une
bractée.

Souvenir

Souvenir



La gorge essoufflée
je cherche un mot
qui batte aussi
et fort
comme mon cœur retourné
vers la vie.

L'obscur

L'obscur




Que
la
parole
étoffée
prenne
corps
dans
l'attente
d'un
don
de
l'irréversible.



Suturé
en
surface
l'énoncé
fait
bord
d'un
trait
invisible
l'écriture
infléchie
insiste.



En
proie
à
l'assuétude
j'éternise
l'oubli
je
quitte
la lie
saillante
de
l'envie.

Désir bis

Désirs, bis




J'entends
les
blessures
invisibles
à
l'orée
de
l'azur
délaissées
dirent
l'inanité
de
mots
impossibles
à
écrire.

Désir

Désir



Sous la peau l'ivresse
retournée d'une parole avalée.
J'aspire à être entière
le corps d'un nizeré
délissé au toucher
et mes cheveux parfumés
dans un rêve oublié.

Népenthès

Népenthès


Au
népenthès
marin
la
tristesse
s'éteint
éteint
le
souvenir
de l'ennui
l'éphèbe
s'abîme
de
n'être plus
ni d'ici
ni
d'ailleurs.


Impassible
de
désirs
l'étamine
sur
l'hymen
sème
un
parfum
aux
couleurs
anathèmes.


Accolées
au
lido
qui
couronne
cet obèle
les
ailes
papillons
parfumées
de
pétales


étalent
un
secret
au
bonheur
épicène.



Absence

Absence



La
houle
dorée
se
déploie
sous
l'azur
bigarré
du
soir.



Dans
le
silence
peuplé
d'espoirs
le
survol
sagittal
du
souci
élargit
l'espace
de
mon
désarroi.


Soudain
l'absolu
d'un
parfum
d'amour
me
dérobe
tel
un
psylle
un
soupir
étoilé
de
plaisir.

Jubilation

Jubilation



Éreintée de fantasmes
la joie veille
pleine d'une présence
à l'envers de moi-même.


Souvenir imaginaire

Souvenir imaginaire



Rempli du plaisir de paroles
données comme un sortilège d'automne
mon désir esthète se dérobe
en un essaim de baisers frivoles.

Le Baiser

Le Baiser



Disposées en mélange
les langues alanguies s'abandonnent
à des baisers volés
des lèvres acérées
à l'or de corps engourdis d'éternité.

Usurpé à l'opprobre
le baiser se dérobe
au toucher.

C'est l'invisible dans l'œil
la vérité en éclat
morcelant ce qui reste
du désir de savoir.

Délices divers

Délices divers


Au
sein
d'un
rayon
les
ombres
hiémales
se
superposent


Plissée
par
l'émoi
leur
joie
évoque
ravie
à
l'indifférence,


un envol minéral.

Des ardeurs

Des ardeurs



Attenantes
au
phrasé
apical
ses lèvres
aux
commissures
vermeilles
se
révèlent
de
corail



Succincte
l'étreinte
succombe
et crie
le péril
tactile
sous
le charme
sourd
sans
la
renverser.

Damour

Damour



Le verbe
dire
écarté
révèle
sensuelle
la
courbe
scalène
en surplomb
l'orbe
étalée
miroite



Anéantie
d'un
plaisir
miscible
à
l'aphélie
du
possible
la mutine
promise
se
méduse



Novice
le
cri
étouffe
un
souffle
de
sublime
la
chair
abyssale
s'insinue
insigne
telle
une
azalée
à
l'avenant
de
son œuvre.

Eternité

Éternité

La tige du narcisse
amante des rivages
d'un soleil irréel
élève un éclat de cristal
à mes yeux malheureux

L'écorce forclose écorche
la béance abusée
d'un regard éclairé
gisant sur l'horizon
pulsatile du temps

L'immortel résonne
mot liminaire lysé
dans la lice invétérée
du désir

Transie d'effroi j'enlace
la violette noire
enceinte d'une idée
à portée de ma main.

Lumen

Lumen


C'est
lobélie
qui
tient
à
l'horizon
du
jour
mes
mains
en
refrain
ouvertes
à
l'incertain.




Baisers

Baiser



Tuméfiés
les
corps
s'échangent
une
ivresse
belle
transperce
le temps
du
plaisir
acéphale
l'écho
d'un
cri
buccal.




Baiser, bis



Tuméfiés
les
corps
s'échangent
une
ivresse
belle
transperce
le temps
d'un
plaisir
acéphale
l'écho
de cris
en
chiasme.